Pour soutenir et encourager la mobilité transfrontalière dans le parcours de formation et d’orientation professionnelle des jeunes du Rhin supérieur
Pour soutenir et encourager la mobilité transfrontalière dans le parcours de formation et d’orientation professionnelle des jeunes du Rhin supérieur
Publié par Anne-Sophie Mayer le samedi 1 août 2026

Objectifs du projet
Dans le Rhin supérieur, la mobilité transfrontalière des jeunes en apprentissage se heurte à des freins matériels, psychologiques et à un manque de réciprocité entre la France et l’Allemagne. Le projet Regio Lab vise à lever ces obstacles et à encourager les jeunes à vivre une expérience professionnelle de l’autre côté de la frontière.
Il propose une approche globale : sensibilisation, accompagnement, soutien logistique, financier et pédagogique. De jeunes ambassadeurs animent des ateliers, des espaces d’échange réunissent écoles et entreprises, des outils pédagogiques sont développés, et un cycle de formation est proposé aux enseignants.
Des projets pilotes dans les lycées expérimentent des parcours d’orientation incluant des stages en contexte transfrontalier.
Regio Lab vise ainsi à ancrer durablement la coopération franco-allemande dans les parcours éducatifs et professionnels.
Point d’étape
En cours de déploiement, Regio Lab a permis des avancées concrètes pour encourager la mobilité professionnelle transfrontalière des jeunes dans le Rhin supérieur. Des ambassadeurs ont animé 64 ateliers de sensibilisation, un rallye interculturel a réuni plus de 400 élèves et plusieurs stages ont été réalisés dans des entreprises du pays voisin.
La communication s’est intensifiée avec la création de plusieurs supports ciblés (flyers, goodies, outils numériques) et une présence active sur les salons professionnels. Un projet pilote a permis à huit classes franco-allemandes de s’engager dans un parcours d’orientation transfrontalière, avec un accompagnement individualisé.
Ces réalisations témoignent d’une dynamique positive. Elles contribuent à lever certains freins à la mobilité, même si des défis importants restent à relever pour permettre à tous les jeunes d’accéder plus facilement à une expérience transfrontalière.
Dernière mise à jour le 16/04/2026
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Biodiversité et adaptation au climat dans les jardins et les espaces verts de la Réserve de Biosphère transfrontalière Pfälzerwald-Vosges du Nord
Publié par Anne-Sophie Mayer le samedi 1 août 2026

Objectifs du projet
Dans la Réserve de biosphère transfrontalière Pfälzerwald–Vosges du Nord, le projet « Jardiner pour la biodiversité » mobilise les habitants, les scolaires, les élus, les agents communaux et les professionnels des espaces verts autour d’un objectif commun : favoriser la biodiversité locale. Il développe une approche participative et pédagogique en impliquant l’ensemble de ces publics.
À travers des actions de sensibilisation, de médiation et de formation, le projet doit encourager des pratiques respectueuses du vivant, tant dans les jardins privés que dans les espaces publics.
Le projet a pour ambition de faire évoluer durablement les comportements, de renforcer les liens entre les citoyens de part et d’autre de la frontière, et de contribuer à une culture commune de la préservation de la biodiversité, à l’échelle franco-allemande.
Point d’étape
Depuis son lancement, « Jardiner pour la biodiversité » s’est concrétisé au travers d’une forte dynamique sur le terrain.
Dans les écoles, les élèves transforment leurs cours en espaces de biodiversité en aménageant des potagers, en fabriquant des hôtels à insectes ou en installant des récupérateurs d’eau. Un concours de jardinage durable a été lancé pour récompenser les initiatives locales favorisant la biodiversité dans les jardins, balcons ou espaces publics. Des formations transfrontalières réunissent élus, techniciens, jardiniers amateurs et professionnels pour transmettre des savoir-faire écoresponsables.
Visites de jardins exemplaires, ateliers pratiques et conférences scientifiques permettent d’approfondir les connaissances, de favoriser les échanges entre participants et d’ancrer durablement la thématique de la biodiversité dans les pratiques quotidiennes. Le projet suscite une mobilisation croissante.
Dernière mise à jour le 04/11/2025
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600 élèves français accueillis en stage par 400 entreprises allemandes
Publié par SchwoobAline le samedi 1 août 2026
Projets
600 élèves alsaciens accueillis en stage par 400 entreprises allemandes et suisses. Tel est le bilan du projet Eurostage 2020, communiqué lors de sa réunion finale le 14 septembre dernier. Un grand succès pour l’association Eltern Alsace qui œuvre désormais à pérenniser le dispositif.
Retour sur les objectifs d’Eurostage 2020
Les entreprises allemandes peinent à recruter, tandis que les jeunes Français voient leurs perspectives professionnelles se réduire. Quoi de plus simple pour les jeunes Français de chercher et de trouver du travail en Allemagne ? Les deux parties seraient gagnantes ! Encore faut-il vouloir (ou pouvoir) franchir les barrières culturelles. C’est là qu’Eurostage 2020 intervient : démarcher les élèves de 3ème bilingues et leur proposer un stage de découverte dans une entreprise allemande, tout en prenant en charge le transport et l’hébergement sur place. Cette prise en charge garantit notamment un égal accès à cette opportunité pour tous les élèves intéressés.
Dans ce but, l’association Eltern Alsace est tout d’abord parti à la rencontre des entreprises lors de différentes foires. Une fois le projet exposé, les entreprises intéressées étaient intégrées dans une banque de donnée. Ces dernières étaient alors classées par domaine d’activité, ce qui permettait de les proposer ensuite aux futurs stagiaires selon leur vœux d’orientation. Les enseignants des classes concernées aidaient aussi à la recherche de stage, et participaient à l’alimentation de la même base de donnée.
« Le projet répond parfaitement à la réalité économique actuelle de la région du Rhin Supérieur et permet de redynamiser le marché du travail transfrontalier. Les élèves découvrent ainsi les possibilités de formation/d’emploi en Allemagne/Suisse et valorisent leur cursus bilingue. Les entreprises ont l’occasion de promouvoir leur offre de formation et de susciter des
vocations chez les jeunes Alsaciens. »
Un bilan positif, mais écorné par la crise sanitaire
Après deux ans de croissance exponentielle en terme de participation, la crise sanitaire a naturellement changé la donne et ralenti considérablement les progrès accomplis. De nombreux stages prévus furent annulés, et les établissements scolaires devinrent prudents quant à l’organisation de nouveaux séjours pour l’année scolaire 2020/2021.
Ce ralentissement en fin de projet n’a cependant pas empêché la majorité des élèves de revenir ravi de leur séjour en Allemagne! Ils soulignent notamment la possibilité d’approfondir leur connaissance de la langue allemande, ainsi qu’une vraie immersion dans le monde du travail. L’un d’entre eux a notamment signé un contrat d’apprentissage directement après son stage !
Un dispositif voué à se pérenniser
Le cofinancement Interreg a permis à l’association Eltern Alsace de se structurer et de se doter d’outils performants. Plus de 800 entreprises allemandes et suisses sont désormais prêtes à accueillir régulièrement de jeunes stagiaires français. Les autres partenaires du projet se disent prêts à renouveler leur soutien, notamment pour permettre de continuer à organiser des séjours. En effet, » le public cible répondra toujours présent : il y a tous les ans de nouveaux élèves de 3ème qui doivent effectuer un stage » souligne le Président d’Eltern Alsace, Claude Froehlicher.
Lors de la réunion finale du projet, de nombreuses idées d’élargissement du dispositif ont également été évoquées. Ouvrir la zone géographique de stage à l’ensemble de l’Allemagne pour dépasser le Rhin supérieur, ou encore s’adresser aux lycées professionnels français, ou aux lycées aux parcours « Abi-bac ».. telles sont les nombreuses idées échangées ce jour-là, ce qui augure d’une coopération toujours plus étroite entre les acteurs de la formation et de l’emploi de part et d’autres du Rhin !
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Etudes supérieures franco-allemandes en alternance dans le Rhin supérieur : Études du marché et de la faisabilité
Publié par Anne-Sophie Mayer le samedi 1 août 2026

FACILITER L’ACCÈS AUX ÉTUDES SUPÉRIEURES EN ALTERNANCE DANS L’ESPACE FRANCO-ALLEMAND
Parce que les cursus supérieurs transfrontaliers en alternance attirent moins en raison des contraintes administratives qu’ils impliquent, les partenaires du projet EMMA ont mené une étude préliminaire du marché et de faisabilité au sein de notre région transfrontalière. Un travail de terrain, mené en collaboration avec des entreprises et des experts externes pour améliorer l’offre de formation supérieure en alternance dans l’espace franco-allemand du Rhin supérieur.
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Education et bilinguisme
Publié par Anne-Sophie Mayer le samedi 1 août 2026
Programme Projets
Le programme Interreg Rhin Supérieur a soutenu jusqu’à présent de nombreux projets visant à encourager la connaissance mutuelle et développer le bilinguisme dès le plus jeune âge. Parce que c’est peut-être ainsi que nait le sentiment d’appartenance à un espace transfrontalier, il nous semblait important de revenir sur quelques-unes des réalisations Interreg les plus emblématiques dans ce domaine.
Le manuel scolaire transfrontalier « Vivre ensemble dans le Rhin supérieur » : un projet fondateur
Le manuel scolaire de la région du Rhin supérieur a vu le jour à l’initiative de la Conférence du Rhin supérieur et avec le soutien d’Interreg II. Il contient entre autres des chapitres sur l’espace naturel, l’histoire, le monde du travail, le logement, les loisirs et coutumes des trois zones concernées. Certains passages sont rédigés en allemand, d’autres en français, de sorte que le bilinguisme est encouragé, au-delà de la transmission de contenus.
Une version numérique, actualisée et enrichie, du classeur bilingue publié en 1999 est aujourd’hui toujours disponible en ligne. Elèves, parents et enseignants pourront notamment y trouver des diaporamas interactifs, des fiches imprimables et des compléments en ligne.
Découvrir la langue du voisin hors des murs de l’école
Réalisé dans le cadre du projet « Une nature, deux langues, un réseau » (Interreg IV, 2010-2013), le recueil « Découverte transfrontalière de la nature et de l’environnement » combine idées de projets environnementaux, compétences linguistiques et apprentissage interculturel.Il se présente sous la forme d’un classeur de fiches pratiques et propose de nombreuses activités à mener dans le cadre d’échanges scolaires transfrontaliers.
Ces fichiers thématiques, qui ciblent pour l’essentiel les élèves de 7 à 11 ans, sont également téléchargeables sur le site www.1nature2langues1reseau.eu.
Autre projet-phare de la programmation Interreg IV,
le centre trinational pour élèves-chercheurs « Phaenovum » offre aux enfants à des élèves de 4 à 19 ans la possibilité de développer leur créativité et de mener des travaux de recherche de manière autonome et interdisciplinaire, tout en nouant des relations transfrontalières. Les échanges ainsi générés favorisent notamment le bilinguisme et le développement de compétences en communication interculturelle.
Quand l’apprentissage de la langue se fait ludique… et passe à l’ère du numérique !
Les années 2010 marquent un tournant dans l’historique des projets dédiés à l’apprentissage des langues avec l’arrivée de technologies innovantes et de nouvelles pratiques du numérique. Désormais, le bilinguisme s’acquiert par le jeu. Si le projet de conception d’un jeu virtuel en immersion « Eveil 3D » (Interreg IV, 2013) s’adresse plutôt aux étudiants de cycle supérieur, des projets innovants à l’attention de plus jeunes apprenants voient également le jour.
Le Passe-partout est quant à lui un jeu pédagogique en ligne disponible depuis 2017. Il est principalement destiné aux élèves scolarisés en école primaire, mais librement accessible par d’autres publics depuis le site www.mon-passepartout.eu.
Dans ce jeu, les élèves font un voyage à travers les quatre eurodistricts du Rhin supérieur où les attendent différentes énigmes à résoudre, dans la langue du voisin ou bien la sienne s’il ne se sent pas encore suffisamment à l’aise. Au passage, il en apprendra davantage sur les richesses de la région trinationale du Rhin supérieur.

Lancée en 2020, l’application Avenkraft – née du projet « L’Or du Rhin » – est une application mobile éducative qui propose aux 13-15 ans une passionnante odyssée virtuelle le long du Rhin, jalonnée de défis et de dangers, à la rencontre de 25 célébrités trinationales. Le but, à la fin du jeu, est de compter dans son vocabulaire plus de 400 mots d’allemand et de français de la vie quotidienne grâce à des dialogues oraux.
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Passe-Partout – clôture du projet
Publié par SchwoobAline le samedi 1 août 2026
Projets
Le projet Passe-Partout –Weltenbummler prendra fin le 31 décembre 2020 après une durée de projet de 4 ans. Sur www.mon-passepartout.eu, le Passe-Partout restera bien évidemment disponible au-delà de cette date et continuera alors de permettre aux élèves dès 8 ans du Rhin supérieur de découvrir cet espace transfrontalier.
Les résultats du projet seront présentés lors d’une conférence en ligne le 1er décembre 2020.
Informations et inscriptions sur le site-web de l’Eurodistrict PAMINA
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Réussir sans frontières
Publié par SchwoobAline le samedi 1 août 2026
Projets
Promouvoir la formation franco-allemande et un marché du travail transfrontalier intégré
Les échanges et la mobilité transfrontalière sont fermement ancrés dans la vie quotidienne des habitants de la région du Rhin supérieur. Entre l’Allemagne et la France, de nombreux frontaliers profitent quotidiennement de la proximité du pays voisin pour leur activité professionnelle.
Grâce à une campagne de communication à grande échelle, plus de 2700 élèves ont pu découvrir le monde du travail et la culture du pays voisin grâce à des stages de découverte ou des visites d’entreprises. Entre 2016 et 2018, 218 jeunes ont choisi une formation transfrontalière et plus de 600 demandeurs d’emploi ont bénéficié de possibilités de formation transfrontalière.
Le projet Interreg « Réussir sans frontières » (2016-2018) visait à offrir davantage de perspectives transfrontalières aux jeunes dans leur vie professionnelle. Le projet s’adressait aux jeunes adultes de la Région Grand Est, ainsi que ceux de Bade, du Palatinat du Sud, qui souhaitaient suivre une formation professionnelle ou des études en alternance. Un accompagnement aux entreprises des deux pays étaient aussi proposé.
Le projet Réussir sans frontières s’était également associé pour plusieurs actions au projet « Emploi 360 ». Concentré sur le territoire de l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, « Emploi 360 » visait à sensibiliser et à accompagner les demandeurs d’emploi strasbourgeois dans leur recherche d’emploi en Allemagne.
Inspirer l’enthousiasme pour la formation professionnelle transnationale
En septembre 2013, la Conférence du Rhin supérieur signait un accord-cadre sur la formation professionnelle transfrontalière, qui permettait aux jeunes de la région du Rhin supérieur de partager les phases théoriques et pratiques de leur formation ou de leurs études en alternance entre l’Allemagne et la France. Dans ce contexte, le projet « Réussir sans frontières » a vu le jour, grâce au financement Interreg et au soutien de 33 autres partenaires allemands et français.
L’objectif principal était de sensibiliser les jeunes d’Allemagne et de France à la mobilité transfrontalière au tout début de leur formation professionnelle. Les candidats potentiels étaient ensuite mis en contact avec les entreprises intéressées de manière ciblée. Ainsi, le projet se proposait de mieux répondre à la demande croissante de travailleurs qualifiés, des deux côtés de la frontière.
Le projet continue…
Forte de ce premier succès, la Région Grand Est a déposé la marque « Réussir sans frontière » pour labelliser ses formations transfrontalières. Elle continue à alimenter et à actualiser les informations et offres d’emploi sur le site https://reussirsansfrontiere.eu/. La communication via le compte Facebook créé pour le projet continue.
La Région Grand Est et la Regionaldirektion der Bundesagentur für Arbeit Baden-Württemberg cofinancent deux postes de chargés de mission apprentissage transfrontalier dans le Rhin Supérieur pour accompagner les jeunes et les entreprises. Deux postes de chargés de mission « apprentissage transfrontalier » ont également été créés pour le territoire de Sarre-Lorraine, cofinancés par la Regionaldirektion der Arbeitsagentur Saarland-Pfalz, ouvrant ainsi l’initiative « Réussir sans frontière » à la « grande région » transfrontalière.
Conseil individuel pour les projets de formation transfrontaliers
Réussir un apprentissage ou un double cursus transfrontalier signifie suivre une formation professionnelle ou universitaire dans son propre pays et pouvoir effectuer la phase pratique dans une entreprise du pays voisin – c’est exactement ce qui rend possible « la réussite sans frontières ». Les candidats sont accompagnés individuellement avant, pendant et après leur formation professionnelle ou leurs études en alternance. Un conseil personnalisé, depuis la recherche d’une entreprise appropriée dans le pays voisin, la préparation des documents de candidature spécifiques jusqu’au contact avec l’employeur français ou allemand.
Grâce à ce modèle de formation professionnelle transfrontalière, les jeunes adultes peuvent acquérir très tôt une expérience en Allemagne et en France, acquérir des compétences linguistiques et être sensibilisés et séduits par des perspectives de carrière transfrontalières. Outre l’obtention du diplôme dans leur propre pays, les stagiaires et les étudiants peuvent également obtenir le diplôme dans un pays voisin à des conditions favorables. Cela facilite grandement l’accès à l’éducation transfrontalière et au marché du travail du pays voisin. En outre, le projet contribue également à réduire les obstacles administratifs, à soutenir la reconnaissance transfrontalière des qualifications et à créer des possibilités de relier les systèmes éducatifs très différents.
Le projet Réussir sans frontières en vidéo :
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EUCOR – Le campus européen
Publié par Anne-Sophie Mayer le samedi 1 août 2026
Programme Projets
Eucor – The European Campus

La Confédération européenne des universités du Rhin supérieur « EUCOR » regroupe l’Université de Bâle, l’Université de Freiburg, l’Institut de technologie de Karlsruhe, l’Université de Strasbourg et l’Université de Haute Alsace. Depuis 1989, les cinq universités d’Allemagne, de France et de Suisse travaillent ensemble dans les domaines de l’enseignement et de la recherche et procède à des échanges de pratiques sur le plan administratif.
Devenu aujourd’hui « le Campus européen », EUCOR est le fruit d’une histoire étroitement mêlée à celle du programme Interreg.
L’opportunité de suivre un cursus unique
Les étudiantes et étudiants inscrits dans l’une des cinq universités membres d’EUCOR peuvent bénéficier de cours proposés par ses universités partenaires et ainsi se constituer un cursus transfrontalier. Ils sont actuellement 117 000 étudiants à bénéficier de cette possibilité unique en son genre. L’éventail des choix est large, puisque les cinq universités membres proposent ensemble environ 1 000 cursus, dont plus de 10 permettent aux étudiants d’obtenir un diplôme bi- ou trinational. En outre, la possibilité de mobilité intégrée ou libre pendant les études contribue de manière significative à l’interculturalité et au multilinguisme dans le Rhin supérieur.
Avec Eucor, les universités mettent en commun leurs compétences et contribuent ainsi à la poursuite du développement de la région du Rhin supérieur, qui compte déjà parmi les plus dynamiques d’Europe en matière de recherche et de développement économique.
Le Rhin supérieur : un espace trinational unique en termes d’excellence universitaire et scientifique
Avec EUCOR, les chercheurs et les enseignants des cinq universités membres bénéficient eux aussi d’une mise en réseau transfrontalière. Environ 15 000 d’entre eux sont impliqués dans des projets de recherche transfrontaliers. Et plus de 13 500 doctorants ont choisi le Rhin supérieur pour leur doctorat. Quatre axes ont été définis pour la recherche conjointe : les sciences et technologies quantiques, la santé personnalisée – médecine de précision, la durabilité et les identités européennes.
Les universités partenaires voient leurs forces dans ces domaines de recherche et, grâce aux priorités qu’elles ont fixées, sont particulièrement soucieuses de promouvoir leur compétitivité et leur position de leader. Il existe en outre un collège doctoral trinational pour chacun des quatre domaines de recherche, ce qui permet aux chercheurs de se préparer au mieux aux projets de recherche internationaux.
Le programme seed money est un instrument de financement qui propose un soutien au démarrage pour des projets transfrontaliers et innovants entre les universités du campus EUCOR. L’objectif est de promouvoir l’échange et la mise en réseau entre les universités membres et de contribuer à accroître l’attractivité de la région du Rhin supérieur.
De nombreux projets de recherche ont été soutenus par des fonds Interreg. KTUR, Inter-Religio, RES_TMO et SuMo-Rhine en sont quelques exemples.

Une université européenne
En 2015, EUCOR connait une évolution majeure en changeant de forme juridique : le Campus européen devient un Groupement européen de coopération territoriale (GECT). Un modèle unique en Europe, qui servira d’exemple pour d’autres régions frontalières. Grâce à ce statut, les universités membres continueront à agir indépendamment les unes des autres, mais pourront également agir ensemble de manière plus efficace.
Les projets réalisés au sein d’EUCOR – The European Campus se voient désormais attribuer le label EUCOR. Cela s’applique aux projets éducatifs, scientifiques, culturels ou sportifs. La seule condition est qu’au moins deux universités membres doivent être impliquées dans le projet transfrontalier. Le label EUCOR promet une plus grande visibilité et portée dans les médias et facilite l’obtention de subventions pour les événements et la mobilité.

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Le master franco-allemand « Management de clusters »
Publié par Anne-Sophie Mayer le samedi 1 août 2026
Programme Projets
Le master franco-allemand « Management de cluster et de réseaux territoriaux » est un diplôme conjoint à l’Institut des traducteurs, interprètes et relations internationales (ITIRI) de l’Université de Strasbourg et la Hochschule de Kehl. Il a vu le jour en 2012 avec le soutien d’Interreg IV.
La mise en place de ce cursus avait pour objectif de répondre à des besoins dans un domaine qui, alors, se développait rapidement en Europe, et notamment dans la région transfrontalière du Rhin supérieur.
Transfrontalier, innovant, pratique
Le programme d’études combine des unités d’enseignement existantes dans des matières connexes avec un nouveau contenu spécifique au projet. Il comprend notamment les domaines suivants : Théorie des clusters, gestion des clusters et des réseaux, relations internationales, compétence interculturelle, techniques de négociation, administration publique en Allemagne, en France et en Europe, ou encore technologies de l’information et de la communication.
Véritablement transfrontalier, ce cursus de deux ans permet aux étudiants d’alterner la vie de part et d’autre de la frontière : Après un premier semestre à Strasbourg et le suivant à Kehl, les étudiants partageront leur temps au troisième semestre entre les deux universités partenaires, avant de consacrer une dernière période à la réalisation d’un stage.
Les étudiants ont en outre la possibilité d’effectuer leur deuxième année de master en apprentissage. Cette possibilité leur permet d’intégrer en parallèle aux études, un cluster ou une structure d’un réseau territorial (français ou allemand) pendant deux jours par semaine de mi-septembre à fin mars et ensuite à temps plein d’avril à fin septembre. Ceci garantit à l’étudiant une meilleure insertion dans la vie active en le rendant entièrement opérationnel sur le marché du travail et détenteur d’une première année d’expérience professionnelle dès sa sortie d’études.
Au-delà du cursus : le centre européen de compétences et de recherche
En plus du cursus, ce projet a aussi abouti à la création, le 14 novembre 2013, d’un centre de compétence et de recherche trinational porté par les deux universités partenaires de Kehl et de Strasbourg, en partenariat avec la Fachhochschule Nordwestscheiz à Bâle. Ce centre comprend environ 80 experts, professeurs et étudiants et vise à développer des solutions au profit des clusters, des entreprises, des universités, des agences de développement économique et des institutions publiques.
En 2015, le centre de compétences a publié un inventaire du paysage des clusters dans la région du Rhin supérieur.
Un réseau dynamique et engagé
A l’issue de la période de lancement cofinancée par Interreg, le cursus a été accrédité en 2015 par l’Université franco-allemande.
Les diplômés du Master programme seront pour la plupart trilingues et hautement qualifiés pour occuper des postes au sein de clusters et de réseaux régionaux, que ce soit au niveau transfrontalier franco-allemand, européen ou international.
Et pour entretenir le lien qui s’est créé au cours de cette formation, la 6ème promotion du Master a fondé en 2019 un réseau d’alumni que vous pourrez suivre sur leur site Internet ainsi que sur une page Linkedin !

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Le cursus trinational en génie civil
Publié par Anne-Sophie Mayer le samedi 1 août 2026
Programme Projets
Une première année à Illkirch (Strasbourg), la deuxième à Muttenz (Bâle) avant de terminer son cursus à Karlsruhe… et à la clé pas moins de cinq diplômes qui feront des étudiant.e.s formé.e.s des cadres du BTP plurilingues et polyvalents, aptes à mener des études ou exécuter des travaux de génie civil aussi bien en France, qu’en Allemagne ou en Suisse, voire au-delà. Voici ce qu’offre le cursus trinational en génie civil qui a vu le jour en 2002 avec le soutien d’Interreg III.
Trinational, trilingue, orienté sur la pratique
Les ingénieurs civils planifient, calculent et construisent nos infrastructures. Ils nous aident à être mobiles au-delà des frontières et à relier les pays et les personnes par-delà les frontières. Outre les routes et les chemins de fer, ce sont les ponts et les tunnels qui permettent de maintenir les échanges, notamment dans les régions frontalières. Pour que la mobilité soit possible sans frontières, il faut des ingénieurs civils qui, en plus de solides connaissances en ingénierie, possèdent des compétences linguistiques suffisantes et la compétence interculturelle nécessaire. Ce n’est qu’ainsi que des projets internationaux peuvent être mis en œuvre dans des équipes multiculturelles. Les diplômés du programme de licence en génie civil trinational détiennent toutes ces compétences, car ils étudient dans trois pays en trois ans et reçoivent trois diplômes. Le génie civil trinational est un cursus de licence proposé par la Hochschule Karlsruhe, l’IUT Robert Schuman et la Fachhoschule Nordwestscheiz.
Afin de permettre aux étudiants de trouver plus facilement leur future orientation professionnelle, le cursus de trois ans ne base as uniquement sur la théorie. Au sein de ce groupe à taille humaine, les étudiants peuvent bénéficier de d’enseignements très pratiques. En plus des exercices concrets et de travaux en laboratoire, ils effectuent un stage de construction entre le 2ème et le 3ème semestre, ainsi qu’un semestre pratique à l’étranger au 5ème semestre.
La richesse de l’interculturalité

Les étudiants viennent d’Allemagne, de France et de Suisse. À chaque début d’études, 7 étudiants de chacun des trois pays sont admis. Les conditions d’admission sont, en plus de connaissances linguistiques suffisantes en allemand et en français, un intérêt fondamental pour la technologie. Le groupe international d’étudiants se réunit avant le début des cours pour une première prise de contact. Le programme d’introduction comporte également des cours de langue pour améliorer leurs compétences linguistiques en allemand ou en français et pour être bien préparés pour les trois prochaines années.
La première année en France est destinée à enseigner aux étudiants les bases de l’ingénierie. Après avoir commencé à Strasbourg, les étudiants poursuivent leurs études à Bâle, où les différents domaines du génie civil sont approfondis. La deuxième année est principalement consacrée à l’orientation, pour le semestre pratique à l’étranger, qui se situe en troisième année. Ici, les connaissances acquises doivent être directement appliquées dans la pratique. Les étudiants auront un aperçu des bureaux d’ingénieurs, des entreprises de construction ou de l’administration publique. En plus de l’expérience pratique, les étudiants acquièrent également une expérience interculturelle.
Former dans le Rhin supérieur les ingénieurs civils de demain
Le caractère trinational du cursus en génie civil le rend unique en Europe. L’objectif des coordinateurs du cours était également de surmonter les barrières linguistiques et techniques de la coopération européenne grâce à ce cours. Pour une meilleure compréhension mutuelle, les étudiants suivent des cours dans les universités respectives sur les conditions juridiques propres à chaque pays et sur les méthodes et techniques utilisées dans l’industrie de la construction. De plus, les contenus des cours sont orientés vers l’Europe et, outre les contenus d’enseignement technique, le catalogue des modules comprend également les langues et la communication en France et en Suisse et le droit européen de la construction à Karlsruhe.
Un tremplin pour une belle carrière
Avant que les étudiants puissent tenir leurs diplômes entre leurs mains après sept semestres, ils rédigeront encore un mémoire au cours du dernier semestre, dans l’une des trois universités partenaires. Après avoir terminé avec succès les sept semestres, les diplômés peuvent immédiatement commencer à travailler comme ingénieurs civils. Leurs diplômes en poche, ils peuvent espérer des perspectives de carrière prometteuses dans la région du Rhin supérieur et au-delà.
Ceux qui le souhaitent pourront poursuivre avec un master trinational après avoir terminé le programme de licence. En fonction de leurs centres d’intérêt, les étudiants peuvent choisir entre différentes spécialisations : génie civil, transport ou génie hydraulique.
En 2012, l’IUT Robert Schuman nous présentait le cursus en vidéo :
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